Pour monter à la grotte de Milatos, le plus simple est de passer par Sisi. Cà grimpe, çà tourne mais c'est normal, c'est la Crète. En haut, comme souvent, un panorama à couper le souffle.
| Au fond, le petit port de Milatos |
Un parking pour laisser la voiture et le chemin commence. Un grand panneau accueille le visiteur, lui expliquant qu'il rentre sur les lieux d'une des pages les plus cruelles et abjectes de l'histoire de l'île.
| Le petit chemin qui monte jusqu'à la grotte permet de digérer (ou pas) ces horreurs |
Pour résumer :
En 1822, des troupes égyptiennes débarquent en Crète pour réprimer la rébellion contre l'envahisseur ottoman. En février 1823, entre 2000 et 3500 femmes et enfants de la région se réfugient dans la grotte pour échapper à l'armée égyptienne qui dévastait la région. Dénoncés par un turc, 5000 soldats furent envoyés pour déloger les crétois et les capturer vivants. Le siège dura et les vivres vinrent à manquer. Les assaillants leur promirent la vie saine s'ils se rendaient. La promesse ne fut pas tenue. Ce fut un massacre total, femmes piétinées par les chevaux, décapitations, bébés tués et jeunes filles envoyées comme esclave en Egypte. Tous les hommes furent exécutés et les prêtres brulés vifs.
La grotte est devenu un lieu de culte. Une chapelle, dédié à Saint Thomas, a été édifiée dans une des salles.
L'accès de la grotte est gratuit mais on en repart avec un goût amer dans la bouche...

