La route monte en lacets depuis Chora Skakion, une des plus belles routes du Sud.
Dix kilomètres de lacets vertigineux mais la route est large et très bien entretenue. On peut y croiser quelques troupeaux de chèvres mais, hormi les pick-up des agriculteurs, la route est très calme. Il faut dire que cette route est un cul de sac. Elle traverse Anopoli et s'arrêtait il y a quelques années encore à Aradena. C'est là que nous allons. Il existe un pont à structure métallique depuis 1986 qui enjambe les gorges du même nom et permet l'accès au village.
A 138 mètres de haut, c'est un spot réputé pour le saut à l'élastique.
C'est assez étrange de se promener dans ce village. A part l'église du XIVeme siècle, il ne reste plus rien.
Tout est en ruine comme si le village avait été déserté précipitamment. Et c'est bien le cas.
Vers 1947, deux garçons du village se disputaient une cloche de chèvre. Cette dispute entraina une vendetta qui provoqua la mort de presque tous les habitants. Les quelques survivants se réfugièrent dans le village voisin d'Anopoli. Des 700 habitants d'avant cette vendetta, il n'en reste plus que quatre.
C'est donc le départ des gorges d'Aradena, relativement difficiles, qui se terminent dans la mer de Lybie, sur la plage de Marmara.
La route continue après le pont jusqu'au hameau d'Agios Ioannis, hameau inaccessible en voiture avant 1986 et la mise en place du pont. Seul un chemin permettait de franchir la gorge.
Pour visualiser Aradena sur la carte, c'est ici




